A lire

Lecture proposée

Achetez une gravure

 

 

Affichette Lstrup 2

 

 

 

info@fondation-dependances.ch
032 484 71 30

Les photos de la manifestation de Lausanne à découvrir ici !

"«Dans une société qui « offre à consommer », il est impératif de quitter la dichotomie abstinence-succès, versus consommation-échec et de s’orienter vers des politiques visant l’insertion et l’intégration. Cessons de laisser entendre aux personnes dépendantes qu’un traitement se mérite ! Il s’agit d’un droit fondamental, lié à la mise en oeuvre d'une politique responsable. La révision de la LStup garantit ce droit.»

Pascal Maurer,
directeur de Clos-Henri
( sur le site LSTUP)

La Fondation dépendances vous demande de voter OUI à la révision de la LSTUP le 30 novembre prochain.

menulat2 Retour a l'index Site de Clos-Henri Site de trans-AT

écrire au webmaster

Infoset Lien





Fondationdépendances - Politique - Histoire LSTUP

Politique

Révision partielle de la LSTUP

Les Chambres fédérales ont approuvé en mars 2008 la révision partielle de la loi sur les stupéfiants.

Après l’aboutissement du référendum contre ce projet, le peuple sera appelé à voter la révision de la loi le 30 novembre 2008.

Comme l'ont votée les chambres fédérales en mars 2008, la Fondation dépendances vous demande de voter OUI pour accepter cette révision le 30 novembre 2008.

La révision vient ancrer dans la loi le modèle des 4 piliers (répression, prévention, traitement et réduction des risques). Ce modèle a apporté ces dernières années à la Suisse les résultats suivants:
• Une forte baisse de la criminalité
• Une augmentation importante des personnes en traitement
• Une diminution constante des drogues consommées par voie intraveineuse

Humanité

La drogue peut plonger certains individus dans des situations de détresse difficilement imaginables. Les proches et l’entourage s’en trouvent également fortement perturbés. Cependant, des portes de sortie existent et la majorité des personnes toxicomanes s’en sortent ! Mais il est difficile de le faire seul. La société doit faire preuve d’humanité pour les accompagner vers un avenir plus serein.
Il ne faut pas céder au fatalisme. Derrière chaque personne toxicomane, il y a un être humain qui aspire à (re)trouver une vie mieux intégrée dans la société. Grâce à l’aide apportée sur le terrain, de nombreuses personnes y réussissent !
Dans la difficile situation sociale, sanitaire et psychologique d’une dépendance forte à la drogue, les discours simplistes et moralisateurs ne fonctionnent pas. La répression seule non plus. Même dans les pays où la peine de mort existe pour la drogue, la consommation persiste (ex : Asie du Sud Est). C’est pour cela que la répression doit s’accompagner de mesures plus solidaires, qui permettent aux personnes en souffrance de retrouver une dignité.

Efficacité

La politique des 4 piliers se fixe des buts clairs et précis, comme la sécurité publique et l’abstinence. Pour y arriver, elle privilégie une démarche ouverte et transparente. Les nombreux débats politiques sur la drogue en Suisse ont poussé les pouvoirs publics à mesurer systématiquement les effets des mesures mises en place. Aujourd’hui, après 15 ans de mise en œuvre de la politique des 4 piliers, on observe les résultats suivants :
1. Réduction des coûts financiers liés à la drogue
2. Augmentation de la sécurité publique (réduction des délits)
3. Accroissement de l’efficacité des traitements
4. Amélioration de la santé publique

Grâce à cette approche scientifique du problème, la Suisse a réussi à faire changer d’avis de nombreux pays qui privilégiaient une politique simpliste d’inspiration purement moraliste. Même les grandes organisations internationales comme l’UE, l’OMS ou l’UNODC ont changé d’avis face au problème, en constatant la solidité des résultats mesurés sur le terrain.
La politique des 4 piliers est une des politiques les plus évaluées dans le monde ! Elle fait l’objet d’une surveillance constante, selon les règles très strictes de la médecine moderne.

Deux textes de soutien pendant la campagne pour la votation de la révision de la LSTUP

De recevoir la méthadone, ça m'a réveillé!
Un usager de trans-AT.

A la recherche d'héroïne, ma vie se déroulait dans la rue au milieu de ses dangers. J'étais face aux dealers et mon unique souci, celui de trouver du produit. Pour obtenir l'argent dont j'avais besoin, j'ai fait des conneries, le vol par exemple. La prison n'était pas loin et la peur de peut-être mourir dans la rue souvent présente. Dès le moment où j'ai commencé un traitement de méthadone ma vie a changé. La distance que j'ai pu prendre vis-à-vis du produit m'offre du temps pour réfléchir au sens que je veux donner à ma vie. Je peux parler de mes problèmes avec mon entourage proche et les professionnels. La discussion s'est ouverte car je n'ai plus toujours la même et unique idée en tête, celle de courir après l'héroïne. J'ai trouvé des ressources et des moyens pour aller de l'avant et m'en sortir progressivement. Je me construis une place dans la société. J'arrive à réaliser des activités qui me passionnent et pour lesquelles, auparavant, je manquais d'énergie.
Actuellement, je me sens protégé. Mon argent ne me sert plus pour acheter du produit, il me permet de me nourrir et de m'habiller. J'en suis heureux. Avec le temps, je retrouve un rythme de vie normal. J'envisage de passer mon permis de conduire.
Tous ces événements positifs me laisse envisager la possibilité de diminuer la quantité de méthadone qu'on me prescrit, dans le but de la supprimer totalement.
En quelques mots, je peux dire: "Avant j'étais mort, maintenant je revis!"

48 heures avec des « morts vivants »
Etienne Schréder, Auteur de BD, Belge et Alcoolique

Tant de gens aujourd’hui se croient vivant alors qu’ils sont morts depuis longtemps sans s’en rendre compte, pourchassant de leur haine imbécile quiconque viendrait troubler la quiétude de leur petite mort si confortable. Le drogué, l’alcoolique, qui ose insulter la société en lui renvoyant une image d’elle-même qu’elle refuse de voir ; ce pervers, ce barbare… Un malade ? Vous avez raison d’avoir peur, Monsieur Baettig. Car si l’on admettait que ce monstre amoral (sachant que votre moralité est la seule valable) pouvait être soigné, qu’adviendrait-il de vous et vos certitudes face à des « morts vivants » ressuscités à la vie ?

Mort vivant moi-même, selon vos critères, je viens de passer deux journées auprès de mes frères du Jura, invité par une de ces associations que vous clouez au pilori. Et j’ai soudain compris, moi le Belge réputé lent d’esprit, que la Suisse n’était pas seulement le paradis du chocolat et des retraites dorées. Qu’en Suisse, des thérapeutes qualifiés, des spécialistes intelligents, prodiguaient leurs soins et leur attention à d’autres patients que les fils du pétrole arabe ou les vedettes du show business. Evidemment, Monsieur Baettig, je conçois fort bien que la démarche de ces médecins, sociologues ou psychologues courageux puisse vous effrayer, tant est précieuse votre vision d’une Suisse propre débarrassée de ses rejetons les plus honteux. Mais en leur refusant des moyens d’action qui ont fait leur preuve, en d’autres lieux, vous ne pratiquez rien d’autre qu’une politique d’exclusion, qui elle aussi a fait ses preuves, en d’autres temps et en d’autres lieux.

us venenatis, tristique in, vulputte at, odio.